Bienvenue a bord Fred.
Du coup, je me demande si la fréquence de ce profit est due à notre objet commun ici - pour une grande partie d'entre nous (je suis comme toi, finalement, je joue tres peu au JDR et quand je le fais, ce sont des jeux "différents" et avec des non joueurs)...ou alors si c'est le profit tout court des joueurs, au moins sur ce qui est de l'age et de la distance effective a la pratique
J'avais fait un article ici pour catégoriser les joueurs, et mettre en évidence un paradoxe (beaucoup de croyance, peu de pratiquants ?) et une distinction entre "roliste" et joueur
https://www.500nuancesdegeek.fr/initier-au-jdr/
Mais je pense qu'on peut subdiviser.
Dans les "rolistes zombies" de notre catégorie, il faudrait en fait distinguer (a la louche pour l'instant)
* Les routiniers/hibernatus : ils ont un lien affectif avec le JDR, mais sont restés aux jeux de l'époque, ne s'interessent pas aux nouvelles formes de jeu. Ne recherchent pas non plus un "retour" au jeu a travers des formes de jeux plus faciles à mettre en oeuvre avec des non joueurs.
* Les revenants / retours vers le futur : ben nous deux. On est retombés dedans, mais avec une distance due à [tout ce qui s'est passé en nous et au dehors de nous]. Distance critique avec l'objet JDR, ou on investit nos expériences/connaissances pour l'aborder. Le jeu n'est pas notre unique interet, et on s'interesse aux nouvelles formes comme une possibilité de retour adaptée a nos contraintes/nouvelle façon de nous investir
J'ai bon ?
En observant le monde du JDR, je me rend compte qu'il y a , toujours a la louche, d'autres catégories sociales, qui se font un peu face (alors que celles ci dessus sont plus en retrait)
* "Discussions de rolistes" (DDR) : En termes sociaux, ce sont probablement des profils plus modestes. En terme d'age, je ne sais pas. En tout cas, en terme de jeu, ils sont sur des "grosses licences" et continuent de pratiquer le JDR comme lors de l'age d'or en terme d'espace de socialisation masculin (a l'époque, pour de jeunes hommes). Un peu l'équivalent du match ou du film de SF/action avec les potes, les pizzas, les references communes créant un univers propre.
* Les indépendants" : En termes sociaux, ils sont dans la trentaine, avec des niveaux de diplomes plus elevés (peut etre pas tjrs les positions sociales qui correspondent, ou pas encore). Ils ont un fort investissement dans des "valeurs contemporaines" (je vais dire ca comme ca faut de mieux), surtout sur les question de genre au sens large, et privilégient des JDR qui portent ces valeurs. Ils sont tres actifs "politiquement" dans le milieu
Bon, j'ai parasité ton message avec un peu de snobisme sociologisant, mais c'est pour la bonne cause, je pense qu'il y a un truc la...
De fait voici les interactions a mon avis et ce qu'elles produisent
- Les DDR / indés rentrent en conflit tres souvent, dans un parallèle des affrontements "idéologiques" que l'on voit plus globalement. Finalement, le JDR n'en est que l'expression, il est secondaire.
- La victime collatérale est le jeu narratif / JDR en "coherent design". En effet, beaucoup de ces jeux sont tangents ou inclus dans les préoccupations des "indés" (par exemples quelques pbta aux themes tres "engagés", mais mis tres en avant par les indés). Du coup, pour les DDR pbta = indé (truc d'intello).
Bref, il y a des ilots tres clairement identifiés (par les forums par exemples) et qui ne se parlent pas du tout, traversés par des clivages socio-idéologiques, avec des pratiques tres différentes. Ca ressemble à la france tout court le JDR.
Je vais tenter de faire un diagramme....